Qu’est-ce que la psychogénéalogie?

Pour qui ?

L’accompagnement en psychogénéalogie est destiné à toute personne qui se trouve en situation de blocage, de mal-être ou de souffrance, qui souhaite guérir de ses blessures familiales, d’un secret ou d’une loyauté invisible, ou simplement comprendre les liens entre son histoire et les difficultés qu’elle traverse pour s’en libérer.

La psychogénéalogie : qu’est-ce que c’est? 

La psychogénéalogie est une méthode d’investigation de l’histoire familiale propre à l’analyse transgénérationnelle. 

Elle est issue de la clinique psychanalytique (Sigmund Freud, C. Gustave Jung, Françoise Dolto, Moreno, Nicolas Abraham, Ivan Boszormenyi-Nagy ) et enrichie des courants des thérapies familiales systémiques,  initiée dans les années 1970 par la psychologue Anne Ancelin-Schüztenberger (1919-2018), pionnière en psychodrame et psychologie sociale.  

Elle est celle qui a notamment mis à jour le syndrome des « dates anniversaires » qui sont présentes dans les lignées sous forme d’évènements répétitifs transgénérationnels inconscients.

La psychogénéalogie permet :

  • de mettre en lumière la structure familiale en remontant sur plusieurs générations 
  • d’explorer les liens et les noeuds relationnels,
  • les évènements marquants (drames, secrets, non-dits, traumas, deuils non-faits),
  • les transmissions invisibles ( la comptabilité familiale, dettes et loyautés invisibles) 
  • la construction du roman familial (mythe familial, règles et coutumes implicites) 
  • la place dans sa famille et son héritage familial 

Vidéo d’Anne Ancelin Schützenberger 

Nos mémoire secrètes : un documentaire qui permet de comprendre les apports de la psychogénéalogie

Le génosociogramme

L’outil préférentiel utilisé lors des séances de psychogénéalogie est le genosociogramme.

Le génosociogramme est une représentation graphique et sociométrique (affective) c’est à dire commentée et dessinée de mémoire, de votre arbre généalogique familial à partir de la place que vous occupez. Les membres de la famille et les liens affectifs sont représenté par des symboles et des dates :

  • naissance
  • mariage
  • décès
  • séparations
  • rangs de fratries
  • noms et prénoms
  • lieux
  • professions
  • et de tous les éléments qui constituent des repères dans la vie des membres de la famille.

Il permet ainsi de mettre en lumière le contexte, les évènements marquants de vie ainsi que les différents types de relations et liens entre les membres du système familial.

Durant les séances de psychogénéalogie, ce qui va être important n’est pas tant de faire « un travail généalogique » mais plutôt d’observer ses propres échos intérieurs au fur et à mesure du tracé du dessin, les perceptions du corps, le non-verbal, ce qui est mis en évidence dans le dit et le non-dit, les « trous de mémoire », les « oublis », « les ratures », « les chevauchements », « les fractures » … le dessin parle de lui-même de l’indicible, de l’impensé, des émotions enfouies, de votre place au coeur de votre histoire familiale.

« L’inconscient est ce chapitre de mon histoire qui est marqué par un blanc ou occupé par un mensonge : c’est le chapitre censuré. Mais la vérité peut-être retrouvée ; le plus souvent elle est déjà écrite ailleurs. »

J. Lacan, « Fonction et champ du langage et de la parole en psychanalyse », dans Écrits, Le Seuil, 1966, p. 259

Je cite les premières lignes du livre d’Anne Ancelin Schützenberger « Aïe, mes aieux! » :

« Notre vie à chacun est un roman. Vous, moi, nous vivons prisonniers d’une invisible toile d’araignée dont nous sommes aussi l’un des maîtres d’oeuvre. Si nous apprenions à notre troisième oreille, à notre troisième oeil, à saisir, à mieux comprendre, à entendre, à voir ces répétitions et ces coïncidences, l’existence de chacun deviendrait plus claire, plus sensible à ce que nous sommes, à ce que nous devrions être. (…) nous pouvons reconquérir notre liberté et sortir de la répétition en comprenant ce qui se passe, en saisissant ces fils dans leur contexte et dans leur complexité (…) ils sont vécus dans l’indicible, l’impensé, le non-dit, le secret. Mais il y a un moyen de modeler et ces liens et nos désirs, pour que notre vie soit à la mesure de ce que nous désirons, de nos vrais désirs, ce dont nous avons profondément envie et besoin (et non ce dont « on » a envie pour nous) pour être.

S’il n’y a ni hasard, ni nécessité, on peut toutefois saisir sa chance, chevaucher son destin, « tourner le sort défavorable » et éviter les pièges des répétitions transgénérationnelles inconscientes. Que notre vie soit l’expression de notre être profond, c’est cela au fond, le travail de la psychothérapie (…). » 

Anne Ancelin Schützenberger, "Aïe mes aïeux!", Edition Desclée de Brouwe, p.13-14 1993.

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