Les pratiques narratives

Les pratiques narratives sont nées en Australie dans les années 80-90, des travaux de Michael White et de David Epston, travailleurs sociaux et thérapeutes auprès notamment des communautés « minoritaires » aborigènes d’Australie. 

Elles sont fondées sur l’idée que notre identité est relationnelle et façonnée par les histoires et les récits de nos expériences, que nous racontons, que nous nous racontons sur nous-mêmes, et que les autres racontent sur nous. Ces récits donnent forme à notre vie. Ils se renforcent ou se modifient au fur et à mesure des évènements qui jalonnent notre existence. 

Les récits peuvent nous enfermer dans des histoires dominantes problématiques. 

L’approche narrative défend l’idée que les personnes sont les expertes de leur propre vie et que chacun possède de nombreux talents, croyances, valeurs, engagements et aptitudes lui permettant de réduire l’influence des problèmes dans sa vie voire de s’en libérer.  

Ce que je raconte me raconte.

L’approche narrative permet d’enrichir les pratiques de la relation d’aide en positionnant la personne au coeur même de son changement pour être à nouveau auteur de sa vie. Elle permet de se ré-approprier ses propres perceptions, de se re-connecter avec ses propres facultés de changement et enfin de découvrir sa singularité dans toutes ses dimensions.

Elle a désormais des applications en coaching d’entreprise, thérapie individuelle et familiale, travail social, éducation, et dans de nombreux domaines liés à l’accompagnement et à la relation d’aide.

Michael White a créé en 2008 le centre Narrative Practices Adelaide qui a pour vocation de proposer des séminaires de formation sur le travail thérapeutique avec les individus, les couples, les familles, les groupes et les communautés et de promouvoir les pratiques narratives à travers le monde.

Michael White, fondateur des pratiques narratives

Michael White, australien, est né en 1948 à Adelaïde et décédé le 4 avril 2008, à San Diego. Il était travailleur social puis thérapeute. Il a co-fondé avec David Espton, thérapeute néo-zélandais (né en 1944 au Canada), les pratiques narratives, appelées alors thérapie narrative.

Leur premier ouvrage co-écrit et traduit en français est : Les moyens narratifs au service de la thérapie Michael White, David Epston Editions Satas 1990, 2003 pour la traduction française. Un second ouvrage, Cartes des pratiques narratives, a été traduit sous la direction d’Isabelle Laplante et de Nicolas De Beer aux Editions Satas.

Son 1er séminaire en France a eu lieu en 2004.

Les pratiques narratives on été initiées en France en 2004 suite à la rencontre de Michael White avec Isabelle Laplante et Nicolas de Beer, anciens co-fondateurs de Mediat-coaching à Paris. Ils dispensent aujourd’hui des formations aux pratiques narratives, à la Systémique dynamique et l’Orientation solutions en collaboration avec l’Ifod et leur collectif narratif. 

D’autres communautés narratives ont vu le jour depuis le décès de Michael White en 2008, notamment à Bordeaux avec Pierre Blanc-Sahnoun qui a co-créé avec Elisabeth Feld, la Fabrique Narrative, qui dispense de nombreuses formations et contribue à développer une communauté de praticiens narratifs (coachs, thérapeutes, travailleurs sociaux, psychologues…) en France et en Europe.

Depuis 2016, une nouvelle communauté narrative est née à Lyon, Traversées narratives, co-créée et co-animée par Catherine Vérilhac, Muriel Blouin, Christine Pagonis et Marie-Noëlle Mathieu.  

Actualités : les 5 et 6 juin 2020 se tiendront en Belgique les 4è Journées des Thérapies et des Pratiques Narratives Francophones.

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